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12

fév

2010

Alexandra Siarri vue par Alain Juppé

Alain Juppé / Alexandra Siarri

C’est Alain Juppé qui l’a proposée à Xavier Darcos pour la place de n°2 sur la liste UMP en Aquitaine. Il s’explique sur le choix d’Alexandra et sur les femmes en politique

Le choix d’Alexandra

« Tout simplement parce que c’est elle ! »
J’avais convenu avec Xavier Darcos qu’il prendrait une élue de Bordeaux en numéro 2. Après mûre réflexion, je lui ai proposé la candidature d’Alexandra. J’ai fait venir Alexandra, ici, dans mon bureau, pour lui demander ce qu’elle en pensait. Je lui ai dit d’emblée qu’elle n’était pas là au titre de l’UMP puisqu’elle n’a pas sa carte… et que je ne lui demandais pas de la prendre. Je m’apprêtais à lui proposer un délai de réflexion, elle m’a dit tout de suite « oui, je pars ! », et ça, c’est tout Alexandra !. Xavier l’a rencontrée, immédiatement le courant est passé entre eux. Pourquoi elle ? Tout simplement parce que c’est elle !  C’est une fille exceptionnelle, et le mot n’est pas trop fort !
Sa manière de travailler et ses qualités
« J’aime bien sa « sensibilité politique »
Je trouve qu’elle a un certain nombre de qualités qui feront d’elle une excellente conseillère régionale. D’abord, son dynamisme : elle est toujours en mouvement, bouillonnante d’idées, toujours en initiative. Son intelligence aussi. Elle est fine et subtile. Et puis, j’aime bien sa « sensibilité politique » entre guillemets, au-delà des appartenances à tel ou tel parti. Ce qui m’a beaucoup attiré en elle dès le départ, c’est d’abord son intérêt - je dirais même son militantisme - pour tout ce qui touche au développement durable. Et à l’intérieur du développement durable - c’est un peu à elle que je dois d’en avoir mieux pris conscience – ce qui relève de la dimension sociale, la volonté de servir et de s’intéresser aux plus fragiles. C’est ce qu’elle fait à la CUB où elle a déployé un système de sensibilisation et d’éducation au développement durable pour les jeunes qui est une très belle réussite. C’est aussi ce qu’elle fait à la Ville de Bordeaux pour le logement : logement d’urgence, logement relais, accompagnement vers des situations de logement plus stable. C’est une de ses obsessions. Elle le fait avec cœur et ténacité.
« Ne pas se contenter de discours ou de proclamations »
Ça aussi c’est un aspect de sa personnalité que j’aime beaucoup. On rencontre beaucoup de gens généreux, mais qui sont parfois un peu mollassons. On rencontre beaucoup de gens très déterminés, mais qui souvent pensent surtout à eux-mêmes. Alexandra réunit ces deux qualités : l’ouverture vers les autres et une très grande volonté d’aboutir. Ne pas se contenter de discours ou de proclamations.
« Pas quelqu’un qui inspire un sentiment de routine ! »
Elle est curieuse de tout, elle a beaucoup d’imagination. De temps en temps je reçois des notes. C’est toujours audacieux et décoiffant, et toujours très pertinent. Ce n’est pas quelqu’un qui inspire un sentiment de routine ! Malgré sa forte personnalité qui peut déranger les habitudes, elle arrive très bien à s’intégrer dans un travail d’équipe. C’est ça qu’elle apporte : une espèce de locomotive dans un train qui avance.
Femmes en politique et parité
« Au total, dans mon équipe, heureusement que j’ai des femmes »
La loi sur la parité a été un apport extraordinaire. C’est moi qui ai installé l’Observatoire de la parité dont j’avais alors confié l’animation à Roselyne Bachelot, et qui a débouché sur la loi votée en 1998. Je pense que ça été une excellente mesure. Les femmes apportent beaucoup dans une équipe. En général, on leur colle tout de suite l’étiquette « social ». C’est vrai qu’elles ont sans doute une sensibilité plus aigue, plus fine que les hommes sur ces questions.
Mais ce que je constate, c’est qu’elles bossent. Elles arrivent à bosser parfois plus que les hommes, même si elles ont des activités professionnelles par ailleurs. Elles sont plus tenaces, elles ne se découragent pas vite, elles ont beaucoup de volonté. Je ne devrais pas dire ça, les hommes seront furieux, mais au total, dans mon équipe, heureusement que j’ai des femmes.


En bref
Un roman, une fiction, un personnage ? 
Rosa Bonheur peut-être ? Frida Khalo ?

Une vice-présidence ?
Elle en a tout à fait l’étoffe.
Dans 10 ans ?
Je pense qu’elle a la tripe politique. Elle a l’étoffe pour exercer des responsabilités importantes au niveau local, régional, peut-être même au-delà. Elle aime ça. Je pense qu’elle continuera.

 

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